
Si vous apprenez l’anglais depuis un certain temps, vous avez peut-être remarqué quelque chose de frustrant. Vous êtes capable de vous exprimer dans un bon anglais à l’écrit, mais dès qu’il s’agit de le parler, tout semble beaucoup plus compliqué.
C’est parce que l’anglais parlé et l’anglais écrit ne sont tout simplement pas la même chose. Ils répondent à des objectifs différents, suivent des schémas distincts et mobilisent des compétences très variées.
Alors, regardons-y de plus près. En effet, comprendre cette différence fondamentale entre anglais parlé et écrit est souvent la clé pour gagner en assurance et progresser durablement.
Les principales différences entre anglais parlé et écrit
Vocabulaire
L’anglais écrit utilise généralement un vocabulaire plus formel, tandis que l’anglais parlé s’appuie davantage sur des phrasal verbs (verbes composés d’un verbe et d’une particule, come give up ou take off), des idiomes et des expressions du quotidien qu’on retrouve rarement à l’écrit.
Par exemple, dans un e-mail professionnel, vous pourriez écrire : « I’m quite disappointed by the result. » Mais en discutant avec un ami, vous diriez plutôt : « I’m a bit gutted to be honest. » Le sens est identique, seul le contexte a changé.
Cela ne signifie pas que l’anglais parlé ne peut jamais être formel. Les journaux télévisés ou les discours politiques en sont la preuve. Cependant, dans la vie quotidienne, les locuteurs natifs utilisent un registre beaucoup plus naturel et spontané.
Sans exposition régulière aux « phrasal verbs » et aux expressions idiomatiques, les apprenants peuvent s’exprimer dans un anglais grammaticalement correct qui paraît artificiel.
Grammaire et construction de phrases
En anglais écrit, les phrases suivent généralement une structure claire, avec une ponctuation et des temps verbaux correctement maîtrisés. En anglais parlé, ce n’est pas toujours le cas. Dans une conversation naturelle, les locuteurs hésitent, se corrigent, changent d’idée en plein milieu d’une phrase ou la laissent inachevée.
Cette spontanéité rend l’anglais oral plus difficile à appréhender, car il faut réfléchir rapidement, raccourcir ses phrases et adapter son discours en temps réel.
À l’écrit, vous pourriez taper : « I was planning to go earlier, but I ran out of time. » À l’oral, cela deviendrait plutôt : « Well… I was gonna go earlier, but… um, yeah, no time. »
Ce style abrégé devient plus facile à comprendre lorsque vous êtes régulièrement exposé à de l’anglais parlé. C’est pour cela que l’apprentissage en immersion dans un pays anglophone, où vous entendez ces structures quotidiennement, est si efficace.
Intonation et rythme
Lorsque vous parlez en face à face, le ton, les expressions du visage et le langage corporel renforcent le message que vous souhaitez faire passer. L’enthousiasme, le soulagement, la déception ou l’hésitation s’expriment autant dans la manière de dire les choses que par les mots eux-mêmes.
À l’inverse, l’anglais écrit repose entièrement sur l’interprétation du lecteur. Même si l’on met en gras ou qu’on souligne certains éléments pour insister dessus, cela reste moins clair que l’intonation et l’accentuation perçues en temps réel dans l’anglais parlé.
Les mots écrits n’ont pas d’accent : sauf si le texte imite volontairement le langage parlé, ils prennent simplement l’accent du lecteur.
L’anglais parlé et l’anglais écrit dans la pratique
Dans la pratique, surtout dans certaines régions comme le nord de l’Angleterre, les locuteurs raccourcissent les mots et en suppriment certaines syllabes sans même s’en rendre compte. Cela rend le discours plus rapide et naturel, mais totalement incorrect à l’écrit.
À l’écrit, on aurait : « I am going to make a cup of tea before we leave. » Mais dans le Yorkshire, par exemple, on entendrait quelque chose comme : « I’m gonna mek a cuppa ’fore we gu. » Vous ne l’écririez jamais de cette façon, mais c’est ainsi que vous l’entendriez.
Pourquoi écrire peut sembler plus facile que parler en anglais
De nombreux apprenants commencent par apprendre l’anglais écrit. Lorsque vous essayez ensuite de parler en utilisant ce même style formel, cela peut sembler étrange aux oreilles d’un locuteur natif, même si la grammaire est correcte. La prononciation constitue un autre défi. Savoir écrire en anglais un mot et l’utiliser ne signifie pas forcément savoir le prononcer correctement.
L’anglais parlé est aussi très dépendant du contexte d’énonciation. Les locuteurs natifs s’appuient sur des références culturelles communes et des gestes que vous ne connaissez peut-être pas. Lire entre les lignes de ces signaux subtils est souvent l’une des compétences les plus difficiles à acquérir quand on apprend l’anglais.
Comment combler l’écart entre l’anglais écrit et l’anglais parlé
La méthode la plus efficace pour progresser en anglais parlé consiste à vous immerger dans la langue. Lorsque vous entendez constamment des gens parler anglais autour de vous et que vous devez l’utiliser pour communiquer, les automatismes se mettent en place naturellement.
Vous pouvez commencer chez vous en écoutant activement la radio en anglais et en recherchant des locuteurs natifs avec qui vous entraîner à de vraies conversations, même en visioconférence.
La solution idéale reste toutefois un séjour d’immersion totale dans un pays anglophone comme le Royaume-Uni, où l’exposition quotidienne à des locuteurs natifs accélérera considérablement vos progrès.
Lingoo aide à réduire l’écart entre l’apprentissage de l’anglais écrit et de l’anglais parlé en mettant en relation des apprenants avec des locuteurs natifs pour des conversations quotidiennes, offrant ainsi une exposition réelle au vocabulaire, aux structures grammaticales et au contexte culturel.
Grâce à Lingoo, vous pouvez séjourner dans une famille d’accueil anglophone ou organiser un échange linguistique réciproque avec des membres qui apprennent votre langue maternelle. Inscrivez-vous gratuitement dès aujourd’hui.